Centre International de Musicothérapie    
 
 
Mémoire de Edouard NICOLAY
Soutenu juin 2017
 
  "L’influence des répétitions musicales sur l’inconscient"

Mention
Bien +

 
Résumé

J’ai rencontré monsieur B en septembre 2016. A la fin de mon stage, que j’avais fait dans un établissement psychiatrique de la région parisienne, j’étais parti quelques semaines dans ma famille en Russie. Après quelques jours à Moscou auprès de ma mère et de mes amis, je m’apprêtais à partir dans mon chalet, dans la forêt, pour travailler sur mon mémoire que je voulais rendre pour la fin de l’année 2016.
C’est alors que j’ai été contacté par monsieur B. Il avait entendu parler de mes études de musicothérapie par une de nos connaissances communes, et il souhaitait me rencontrer.
Il faut dire que depuis que j’ai commencé ma formation de musicothérapeute au CIM (Centre International de Musicothérapie), mes amis sont très intéressés par ce que je fais. La musique est quelque chose de très importante dans la culture russe, slave, et quand je dis « culture » ça comprend aussi les personnes qui n’ont pas forcément un niveau d’étude élevé. L’ambiance culturelle fait qu’en Russie, même le plus grand, gros braillard des hommes peut fondre en larme en entendant un air pathétique. C’est pourquoi, lorsque je parle de musicothérapie dans mon entourage, cela ne laisse pas indifférent.
Je rencontrai monsieur B. chez un ami commun. Linguiste, traducteur, il souffrait de névrose obsessionnelle compulsive depuis plusieurs années. Ses troubles s’étaient aggravés ces derniers mois et, au moment de notre rendez-vous, monsieur B. ne pouvait plus sortir de chez lui. Il m’a d’emblée parlé en italien. Cela me convenait complètement, car moi aussi, je parle bien l’italien. Monsieur B souhaitait que je travaille avec lui avec les outils de la musicothérapie pour arriver à surmonter son état. Cela me semblait une lourde responsabilité, et après en avoir longuement discuté, je lui ai dit que je réfléchissais à ce que je pourrais faire.
Je ne savais pas encore que le sujet central de mon mémoire prendrait une nouvelle direction qui m’orienterait vers un domaine passionnant et assez peu élaboré scientifiquement parlant.
J’ai alors commencé mes recherches : comment l’aider ? Quels types de morceaux choisir ? Toutes ces questions m’ont suggéré des recherches théoriques et la mise en pratique de tout ce que j’avais appris auprès des professeurs du CIM et en lisant les livres cités dans la bibliographie.
La première partie de ce mémoire sera consacrée à la recherche de l’influence sur l’humeur du patient avec les répétitions musicales et l’influence sur l’humeur et l’inconscient du patient avec les morceaux non-répétitifs.
En deuxième partie je vous présenterai les séances que nous avons faites en travaillant sur les TOC (la névrose obsessionnelle-compulsive).
Une opinion est assez répandue, sur le fait qu’avant tout, c’est le rythme qui produit une influence quasi-mécanique sur l’être humain. J’ai essayé de montrer que l’interaction entre la musique et l’homme est bien plus complexe. Il faut mobiliser toutes les possibilités expressives de la musique. Lorsque la facture est très épaisse, le côté rythmique s’entend à peine. Mais c’est tout l’ensemble qui se met en résonance avec l’état de la personne. Tout est important : le timbre (le choix de l’instrument), la structure, la superposition des voix, le développement… Et surtout, le rapport personnel entre la personne et le style musical.

Mots-clefs : polyphonie, musique non-répétitive, TOC, névrose obsessionnelle-compulsive, objet transitionnel, rêve musical éveillé, émotions, motivation.

 
  
 
     
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