Centre International de Musicothérapie    
 
 
Mémoire de Magali GERARD
Soutenu juin 2016
 
  "Le lâcher prise en E.S.A.T"

Mention
Très Bien
avec les encouragements du Jury

 
Résumé

Le mémoire « le lâcher prise en E.S.A.T » a consisté à démontrer comment au sein d’un même groupe, des individus aux pathologies diverses puissent ressortir de séances de musicothérapie dans un état de bien être individuel par le lâcher prise dans un établissement tel qu’un E.S.A.T, où les résidents sont conditionnés afin qu’il n’y ai pas de débordements de leur pathologie.

A mon arrivée dans cette institution il y avait tout à découvrir mais surtout tout à construire.
Tout d’abord, les dirigeants et le personnel encadrant étaient novice de la musicothérapie, ils avaient des aprioris sur cette discipline et ils la connaissaient mal. Il fallut alors dans un premier temps que j’accrédite mon projet en louant les bienfaits de la musicothérapie.
De plus, je n’avais jamais été confrontée au milieu du handicap. C’était un environnement qui m’attirait mais avec lequel j’avais tout de même quelques appréhensions. Je dus alors surmonter mes craintes avant de mettre en place mes séances de musicothérapie.

Cet établissement accueille des personnes atteintes de différentes pathologies. Elles sont réparties dans divers foyers selon leur autonomie, leur aptitude au travail et leur fonction cognitive.
Leurs pathologies sont stabilisées et le personnel encadrant veille à ce qu’il n’y ait aucun débordement de celles-ci. Les résidents sont alors conditionnés à être évalués pour leur bonne conduite retenant toute forme d’expression pour accéder à cette validation.

Dans ce contexte, je me suis vite aperçue qu’ils n’avaient aucun endroit pour manifester leurs émotions, qu’elles puissent être libérées étaient même redoutées par le personnel encadrant qui craignait les périodes de crises ; elles étaient donc enfouies.

Mon projet porta dans un premier temps à tendre vers le bien être de chacun des résidents tout en travaillant en groupe, mais avec pour chacun d’entre eux des pathologies différentes au sein de ce même groupe.
Puis dans un deuxième temps, je compris que le seul moyen d’y parvenir serait par le lâcher prise. En effet, ne pouvant exprimer leurs émotions, ils étaient tout le temps dans la crainte d’être jugés, notés, évalués ; j’allais essayer de leur apporter un espace privilégié où tout pourrait se dire.

Je souhaitais qu’ils libèrent leur angoisse du moment, de la journée, ou plus s’ils le désiraient. Le but était qu’ils ressortent des séances de musicothérapie apaisés.

Mon hypothèse fut alors la suivante :

Au sein d’un groupe avec des individus aux personnalités diverses mais surtout avec des pathologies différentes les unes des autres ; conditionnés par un établissement qui ne peut se permettre de laisser déborder les émotions des résidents : comment faire lâcher prise à ces participants afin de les amener vers un même but : le bien être personnel de chacun ?

 
  
 
     
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