Centre International de Musicothérapie    
 
 
Compte-rendu de stagiaire sur la formation  
 

 
Elisabeth Dépt 69 Groupe 72

 

Compte rendu de la formation au CIM session de mars à décembre 2013.

I ) Genèse- Après 15 ans comme chanteuse lyrique professionnelle, j’ai souhaité diversifier mon activité, en me tournant vers des sujets qui me tenaient très à cœur : la musique, bien sûr, et la thérapie. En effet, j’avais pu constater sur moi-même combien la pratique du chant lyrique avait pu être une grande aide, que j’avais ensuite mise en mots grâce à une orthophoniste spécialiste de la voix parlée et chantée. Cela avait fait disparaitre mes profondes angoisses liées à la voix (entre autres…). Consciente que mes tensions corporelles devaient avoir une origine psychologique, j’avais suivi, quelques temps auparavant une psychothérapie dans laquelle la thérapeute (pourtant très compétente) changeait de sujet dès que je parlais du chant, pensant sans doute que je contournais le problème. Or, quand je parlais de ma voix chantée, il s’agissait de mon identité profonde. Ma voix et mon corps n’était qu’un révélateur de toute ma personnalité psychique. Grâce à cette expérience, j’ai acquis la certitude que le chant ou la pratique de la musique sont des véhicules extrêmement puissants pour faire apparaitre la problématique de quelqu’un. Bien sûr, je pouvais le constater également sur mes propres élèves, sans pouvoir aller sur le terrain de la thérapie car je n’étais pas formée pour cela, et que le cours de chant lyrique n’était pas le cadre approprié.
En cherchant sur internet les différentes formations en musicothérapie, j’ai été séduite par celle du CIM, avec son programme très diversifié et ouvert, de nombreux formateurs, et un fonctionnement en petit groupe, ce qui me semblait extrêmement utile pour ce type de travail. Cette formation semblait plus pratique que celle dispensée à l’université, et plus variée que d’autres qui ont lieu directement à l’hôpital, avec de nombreux psychiatres comme formateurs. Moi qui ne connais pas le milieu hospitalier, cela me repoussait un peu. Je me sentais attirée par une approche ouverte à différentes problématiques, pas forcément en lien avec l’hôpital. Je téléphonais à Sylvie Braun pour lui faire part de mes inquiétudes au sujet du planning de la formation, par rapport à celui, très irrégulier, de mon métier. Après un peu de réflexion, je me décide à me jeter à l’eau.
Petit trac avant ma première rencontre avec Sylvie, bien que convaincue que cette formation soit parfaitement adaptée à mes projets. Sylvie m’avait semblé à la fois accueillante et cadrante. Cela m’a sécurisé au niveau du sérieux de la formation et du choix des candidats. Elle m’a plusieurs fois demandé si je voulais suivre la formation « pour mon plaisir », cela m’a étonné. Bien sûr que c’était en partie pour mon plaisir, mais bien évidemment, je ne me lançais pas dans une aventure si longue et riche sans vouloir ensuite pratiquer la musicothérapie, même si le cadre dans lequel cela pourrait se dérouler restait assez flou. Soulagée et très contente de cet entretien qui marquait le début d’une nouvelle aventure très excitante, je découvrais aussi ce jour là le lieu de la formation, qui m’a donné

l’image d’un cadre un peu familial, confortable et protégé. Sans doute pour pouvoir contenir des moments forts et peut-être difficiles parfois, comme me l’avait évoqué Sylvie. Puis ont suivi de longs jours d’attente que la formation commence. J’étais très motivée, et avais du mal à contenir mon impatience. Du coup, j’ai dévoré un grand nombre de livres de musicothérapie qui m’ont donné une idée un peu plus précise de ce que cela pouvait être, de différentes méthodes pratiquées et des personnalités importantes de cette recherche.

• Initiation- Arrive enfin la première semaine de formation. Je suis très curieuse de rencontrer mon groupe. J’ai un peu d’appréhension : Vais-je apprécier mes collègues ? Vais- je me sentir à ma place ? Vont-ils être des « babas-cools illuminés » ou bien des professeurs de conservatoire bardés de diplômes en harmonie et contrepoint? J’ai parfois du mal à me positionner dans les groupes, comment cela va-t-il se passer avec celui-là ? Et puis j’ai le trac à nouveau, à quelle sauce vais-je être mangée ? Est-ce que j’arriverai à « me lâcher » pendant les improvisations ? A quel point vais-je être ébranlée par la formation ? … En fait, le groupe me semble sympathique, les collègues semblent intelligents et je sens déjà leur humour. Ils font déjà pour la plupart des métiers d’aide : éducateurs spécialisés, infirmiers, psychologues… Il y a aussi quelques intervenants en milieu scolaires, et quelques artistes.
Premier cours de Sylvie : exercice du tour des prénoms. Je me souviens de cette impression immédiate de l’acceptation de tous au sein du groupe, et de la sensation que chacun me faisait un cadeau en me disant mon prénom. Ce premier cours d’introduction me met l’eau à la bouche, je suis impatiente de la suite. Deuxième jour: rencontre avec Dominique Bertrand. C’est un personnage impressionnant de culture, d’intelligence et de sensibilité. On a l’impression qu’il cerne très vite les gens et que même s’il a beaucoup d’humour, on n’est pas là pour rigoler. Matinée de présentation très émouvante, certains se livrent avec leurs émotions et j’ai ma petite larme… Chaque jour, j’ai un petit trac avant de commencer la nouvelle journée de formation : Que va-t-il se passer ? De quelle façon allons-nous devoir nous exprimer ? Suis-je assez sensible à l’émotion musicale ? Suis-je assez à l’écoute de l’autre ? Serai-je capable d’établir une relation d’aide ? … Le groupe se forme, on fait connaissance. Certains que nous ne reverrons plus car ils viennent seulement pour cette semaine. Première semaine très riche en émotions et découvertes. Je suis très euphorique car elle correspond exactement à ce que je souhaitais.

Je me souviens à la fin de la deuxième semaine m’être dit : « Alors là, c’est le summum ! Il ne peut pas y avoir mieux comme semaine de formation ». En effet, les intervenants ont été extrêmement intéressants. Je me souviens en particulier de la présentation de chacun à l’aide d’un montage musical demandé par Sylvie la semaine précédente. C’était incroyable de constater combien la musique permettait de connaitre les collègues sous des facettes que l’on n’avait pas soupçonnées, et de faire un portrait émotionnel de chacun. C’était très

riche et j’ai été touchée par ce que le groupe et Sylvie m’ont renvoyés à l’écoute de mon montage. J’ai été touchée également par ce que livraient certains collègues grâce à la musique. Rencontre très passionnante avec Christine Mulard qui me fait découvrir avec une extraordinaire sensibilité le monde des personnes âgées, le pouvoir et le sens que prend le toucher, ainsi que le travail de deuil à effectuer. Elle a changé en moi profondément la façon d’appréhender les personnes âgées. J’aurais souhaité continuer un travail avec elle.
Rencontre également passionnante avec Dominique Laudet avec qui nous ferons un travail sur plusieurs semaines. Il nous présente la musicothérapie réceptive. J’avais auparavant des doutes sur cette manière de pratiquer, uniquement grâce à des écoutes, mais suite à ses interventions, je trouve cela vraiment très intéressant et efficace. Ses cours sont formidables ainsi que les montages qu’il nous demande de faire d’un mois sur l’autre, et qui nous
« prennent la tête » pendant tout ce temps. J’adore ces recherches, et suis admirative de son travail. Je découvre, grâce à lui en grande partie, comment utiliser le contenu émotionnel de la musique. Elle devient un outil thérapeutique, ce qui ne l’appauvrit pas,
bien au contraire. C’est une nouvelle façon de l’écouter. J’apprends à affiner mon oreille et à écouter différemment de mon écoute habituelle, par le biais d’un patient et de ses émotions, et non plus par mes propres émotions uniquement. C’est passionnant.
Et puis, le groupe se soude, on mange ensemble, on discute ensemble au cours des pauses, on parle de la formation, des intervenants, des projets... Ces temps de pauses sont des moments précieux de décompression et d’échanges conviviaux avec les collègues, autour d’un café (ou d’une « battle de chocolat » suisso-belge !). Chacun nourrit l’autre de sa propre expérience. Une réflexion se met en place chez chacun. Je reste pour ma part « sur un petit nuage », me laissant flotter sur le cours de la formation. C’est parfois calme, parfois tumultueux, mais le voyage est magnifique, et je découvre sans cesse des horizons nouveaux.

La troisième semaine, presqu’aussi exaltante que les semaines précédentes, a continué pour moi de la même façon, à engranger le plus d’information possible, à faire des expériences avec le groupe guidé par les intervenants. Une sorte de période de « gavage » positive. Les mois entre chaque semaine de formation sont très utiles pour intégrer les informations, émotions et sensations ressenties pendant ces semaines si riches, et aussi si fatigantes, par la concentration et l’implication qu’on nous demande. Le groupe se construit avec l’émergence d’individualités fortes. Je me force à exprimer mes désaccords lorsque j’en ai, avec une personne ou avec le groupe, plutôt que de laisser faire, ce qui n’est pas forcément dans mes habitudes. Je prends cela comme une expérience de dynamique de groupe. Cela est d’ailleurs bien pris par les personnes concernées et nous retrouvons une harmonie au- delà des désaccords. Le groupe se montre au fil du temps très à l’écoute, respectueux et bienveillant. Il est un écrin solide dans lequel on peut expérimenter sans peur.

Du côté de la formation, je retiens un exercice très pertinent donné par Claire Malama, dans lequel nous étions en duo. Nous avons eu, ma collègue et moi, la surprise de constater à quel point on peut comprendre l’autre sans l’aide du verbal, et trouver un moyen de l’accompagner dans son expression. Cet accompagnement a été très différent dans les deux cas, et parfaitement adapté à ce que l’autre avait exprimé. Cela nous aura marquées pour longtemps. Une ouverture très intéressante vers l’ethno-musicothérapie avec Omer Yehoussi, qui se traduit concrètement pour moi par la suite. En effet, accompagnée par un ami habitué, nous allons à une cérémonie de vaudou brésilien, où la musique mène à la transe, et je peux y expérimenter mes propres sensations et observer les autres dans ce contexte, tout en notant le type de rythmes et de chants utilisés. Je comprends alors comment la musique de transe peut être thérapeutique quand elle est bien encadrée par des personnes expérimentées (mais toute aussi dangereuse quand elle n’est pas bien gérée).

• Prise de recul- Moments de questionnement et de doutes. A la fin de la quatrième semaine, je commence à m’inquiéter sur le stage, et donc sur ma pratique professionnelle suite à cette formation. Dans un premier temps, j’avais compris que l’on devait faire un stage en institution. Or, étant intermittente du spectacle, je voyais mal comment organiser mon temps de façon régulière et suivant les programmes de l’institution. De plus, je savais que dans un premier temps, je ne pratiquerai pas dans ce cadre là. Cela a donc tourné dans ma tête un bon moment, sans trouver de solution satisfaisante, mais en faisant des recherches, en discutant avec les collègues, en lisant les mémoires d’autres élèves du CIM…
De façon plus personnelle, j’ai du mal à concilier les semaines de formations à Paris, ma vie professionnelle où les soirées et parfois les week-ends sont passés en répétitions, avec ma vie de famille à Lyon. Tout cela est un peu lourd.
Au niveau de la formation, je commence à remarquer ce qui me plait beaucoup, et ce qui me plait un peu moins, par exemple les séances de présentations où parfois ni le groupe, ni les intervenants n’arrivent à gérer le temps. Cela me frustre, car ces formateurs ont des choses à m’apporter, et j’aimerais en profiter davantage. Parfois aussi, je souhaiterais continuer le travail avec certains intervenants, et regrette qu’ils n’aient qu’une seule intervention. Je sais que l’un des atouts de cette formation est de faire connaitre un large éventail de pratiques, que nous pouvons approfondir ensuite de notre côté. Cependant, je trouve aussi très efficace que l’on ait certains formateurs régulièrement (Dominique Bertrand, Dominique Laudet, Sylvie Braun, Eugenia Duta, Vincent Bodu…), cela permet un enseignement en profondeur qui s’ancre en moi petit à petit. J’aurais peut-être souhaité avoir davantage de formateurs réguliers pour donner d’autres bases solides à cette formation. J’apprécie beaucoup les cours de Sylvie, notamment ses exercices très forts où l’on explore des sensations inhabituelles, et ce qui est mis en mots par la suite est très révélateur. J’aurais aimé que l’on poursuive son cours sur les montages de relaxation, mais cela sera sans doute ré-exploité dans la spécialisation que j’ai choisi : sophrologie et

relaxation musicale. Eugénia Duta nous a donnés, grâce à des exercices pratiques, un protocole pour observer et écouter les signaux non-verbaux. C’était un cours riche, avec une formatrice très intelligente et sensible. Vincent Bodu, lui aussi d’une grande sensibilité, nous a donné un autre angle de vue sur la musicothérapie réceptive, son expérience est très nourrissante, et c’était utile d’avoir une vision différente de celle de Dominique Laudet. Je repars de la formation riche de leur transmission, de leur capacité à nous apprendre une autre qualité d’écoute et avec l’envie d’exploiter aussi le côté réceptif de la musicothérapie. Je me suis fait également la réflexion que peut-être la formation en psychologie aurait pu être une aide si elle avait été placée avant le début de la formation de base. Cela nous aurait peut-être permis de mieux comprendre certaines choses, et d’approfondir certains débats… Par ailleurs, j’aurais souhaité que nous touchions un peu plus aux instruments, ce que nous faisons entre nous lors des pauses. Ces moments-là sont très précieux, car nous nous amusons beaucoup, nous pouvons expérimenter une liberté de jouer de la musique que je ne connaissais pas et qui est vraiment grisante.
Ainsi se passent la quatrième et la cinquième semaine, entre doutes et questionnements sur le stage, sur ma propre façon d’envisager la musicothérapie, sur la formation, et d’autre
part, avec l’enthousiasme de sentir infuser en moi toutes ces riches interventions, la conviction qu’il n’y a pas de théorie unique de la musicothérapie, et que le thérapeute doit se construire lui-même. Cela est la vraie force de cette formation. Je sens monter en moi une grande envie de pratiquer et d’aider les autres grâce à la musicothérapie.

Sans doute, un questionnement s’est développé au sein du groupe entier, car durant la sixième semaine, une discussion autour de la formation s’est déroulée avec Dominique Bertrand. Pour ma part, j’étais absente ce jour là, et n’ai eu qu’un compte-rendu par messages électroniques et téléphone. Je me rends compte que cela a un peu déstabilisé le groupe. Il aurait sans doute été intéressant d’établir un dialogue à ce sujet avec Sylvie et quelques intervenants.
Pourtant, cette semaine de formation a été riche, des personnalités et des pratiques ont été très frappantes. Chacun a pu exposer aux autres son projet de stage. De mon côté, un déclic s’est produit, entre la sixième et la septième semaine de formation, sur le cadre dans lequel je voudrais exercer, et le public auquel je voudrais m’adresser. C’est très intéressant de se rendre compte qu’on a tous des projets très différents et des façons de pratiquer également. Cela promet de beaux mémoires. Chacun s’est finalement projeté dans sa propre pratique de la musicothérapie. Un beau résultat de la formation est donc de nous avoir rendus autonomes, avec une pratique et une réflexion personnelle originale.

• Envol- Dernier jour du groupe 72 avec Dominique Bertrand. Réflexions sur la mort, les deuils à accomplir, symbolisation de la fin du groupe par une création musicale improvisée.

On est tous émus, quelques larmes sont versées… Très bel au revoir. Pour ma part, j’ai l’habitude grâce à mon métier de vivre des expériences de groupes qui se soudent très vite et très fortement, puis qui disparaissent. C’est toujours un moment triste mais qui me pousse vers un ailleurs. Je sais que les liens ne se défont pas si je souhaite les garder, mais, bien sûr, n’y aura plus jamais de groupe 72.
A la fin de la dernière semaine, je me rends compte que c’est bien que cela finisse maintenant (même si cela n’est pas réellement fini car il reste la spécialisation et la psychologie). Je suis contente de tout ce que j’ai appris au niveau de l’écoute (de soi, des autres, du contenu émotionnel de la musique…), de la pratique (nous avons un gros bagage d’outils très utiles), ainsi qu’au niveau théorique : les cours exceptionnels de Dominique Bertrand nous ont aidés réfléchir par nous-mêmes avec l’aide des théories existantes. Cette théorie n’étant finalement utile que dans le sens où elle donne un cadre à notre propre pratique. J’ai découvert le pouvoir qu’a la musique de faire ressurgir les émotions et les mémoires anciennes, le pouvoir de déclencher la parole et les prises de conscience à l’aide du musicothérapeute, le pouvoir d’établir ou ré-établir une communication, le pouvoir de calmer les angoisses et les douleurs en apportant du bien-être, le pouvoir « contenant » ou
« seconde peau » de la musique, le pouvoir de développer la créativité avec l’impact très fort que cela provoque chez la personne en souffrance… ainsi que le « triangle thérapeutique » que forment le patient, le musicothérapeute et la musique.
Au niveau du groupe, j’ai pu expérimenter la capacité de fusion, « l’illusion groupale » qui nous fait nous sentir comme une unité, avec sa propre identité, ses forces et ses faiblesses. Je me suis confrontée à la difficulté de parler de moi intimement devant tout le groupe.
Cette formation a été un beau parcours intérieur pour chacun. J’ai vu certaines personnes du groupe avoir une très belle évolution dans leur vie personnelle. J’ai pu finalement constater et expérimenter, que dans la relation d’aide, tout est dans la qualité de présence et d’écoute du thérapeute, dans sa capacité à « se mettre en résonnance » avec l’autre. Je sais que ce travail ne fait que commencer pour moi. J’attends maintenant les occasions de pouvoir exploiter cette sensibilité que la formation a développée en moi.

Je remercie tous les membres du groupe 72 d’avoir été si accueillants et bienveillants. J’ai pu expérimenter beaucoup de choses, me livrer parfois intimement, avec toujours la sensation d’un grand respect de la part de mes collègues. Les formateurs y ont été aussi pour beaucoup, qui savent cadrer et gérer les émotions. Je remercie aussi le CIM pour m’avoir fait traverser des moments denses et formateurs. Je suis contente de passer maintenant à autre chose, et me réjouis d’avance de la spécialisation. J’ai une grande envie de commencer à concrétiser tout cela dans un stage au cours duquel je pourrais tester ma capacité à entrer dans la relation d’aide, ce qui reste à découvrir pour moi. J’ai maintenant un projet, des
idées et des envies. Reste à plonger encore une fois dans une aventure passionnante…

  
 
     
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