Centre International de Musicothérapie    
 
 
Compte-rendu de stagiaire sur la formation  
 

 
  Céline Dépt. 78 - Groupe 70

Synthèse

Rencontre avec le CIM
Entretien préalable avant le début de la formation avec Sylvie Braun afin de voir si les attentes de l’une répondent aux besoins de l’autre de façon réciproque. Ce rendez-vous est vraiment important.
Journée très froide mais ensoleillée en cette fin février 2012. Sur le chemin entre le RER et le CIM, je passe devant l’établissement qui m’avait accueilli deux ans en maternelle. Cela me fait drôle car dès lors, beaucoup de choses remontent à la surface. Comme si c’était une introduction à la formation. J’en parle avec Sylvie qui me dit qu’il n’y a pas de hasard et elle a sûrement raison. Très vite, Sylvie m’annonce que je ferai parti du prochain groupe qui démarre quelques jours plus tard.
Alors que nous finissons l’entretien, était arrivée la pause des stagiaires présents ce jour là. Sylvie me fait une rapide présentation et me montre la salle que je n’imaginais pas comme cela. Et puis en voyant tout le monde en chaussette, cela m’amuse.
Je repars le cœur bouillant de souvenirs de mon enfance et heureuse de bientôt commencer cette formation.

« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous »………………….  Paul Eluard

Présentation du centre de formation
Le CIM à Noisy le Grand… des locaux composés de quatre salles principales :
• Une salle de formation relativement spacieuse accueillant les stagiaires pour les cours généraux. Dans cette salle, moquette, coussins, couvertures et chaises… De plus un grand nombre d’instruments de musique sont mis à disposition, ainsi qu’un matériel Hi-fi pour profiter d’un meilleur son lors des écoutes. Un équipement vidéo permet également de regarder des reportages.
• Deux autres salles permettent de s’isoler lorsqu’il y a besoin de travailler en sous groupe ou même se reposer lors des pauses.
• Une dernière salle … la salle de détente permettant de se relaxer, d’échanger mais également de déjeuner le midi, ou encore boire un café ou un thé.
Mais il y a aussi un petit coin bibliothèque pour la lecture des mémoires, le bureau de Sylvie Braun et l’accueil.
Un centre de formation à l’opposé de chez moi puisque la moyenne de transport par jour sera de 5h. Les semaines seront passionnantes mais exténuantes. Mais quelle motivation !

Présentation du groupe 70
Le groupe 70, un groupe exceptionnel ! Tant par le dynamisme qui s’est très vite établi que par la motivation grandissante chaque semaine amenant un véritable élan avec humour, humilité et bienveillance.
Composé de 14 personnes, 8 hommes et 6 femmes. Nous étions quasi tous musiciens, de régions différentes avec des profils professionnels assez variés.
Ensemble, nous avons créé un lien permettant la curiosité, l’apprentissage et une ouverture d’esprit qui a facilité l’assimilation de tout ce qui nous a été transmis. Je suis certaine que grand nombre d’entre nous s’est découvert sous un autre jour.
Quel plaisir, ces moments d’improvisation qui prenaient naissance lors des pauses. A deux, puis trois, puis quatre… grandissant, cela donnait des choses très sympathiques. Des ambiances sonores se créaient pour le plus grand bonheur de chacun. Par ces improvisations, nous entrions dans le partage. Rythmes, mélodies, voix, chacun trouvait sa place, tout s’harmonisait. Quel groupe !

Déroulé et contenu de la formation
Cette formation de base a pour objectifs de nous initier aux différentes techniques psychomusicales et nous former à la musicothérapie à travers trois points fondamentaux, savoir écouter, savoir s’écouter et savoir exprimer son ressenti. Bref, savoir être.
Cela s’est déroulé en deux cycles de 4 et 3 semaines respectivement autour de l’été. Nous avons commencé le lundi 5 mars 2012.
Chaque fin de semaine, nous avions le programme de la semaine suivante avec les thèmes abordés ainsi que le nom des intervenants. Avoir les sujets à l’avance m’a permis d’avoir des lectures adaptées permettant une meilleure assimilation des exposés et une plus grande spontanéité des questions qui ne me seraient peut-être pas venues directement.
Théoriques et pratiques, les deux aspects des cours sont subtilement mêlés pour toujours être dans une dynamique de travail. Le développement de nos propres capacités d’improvisation, la mise en situation d’écoute de montages réalisés par les stagiaires, la relaxation, l’importance portée sur la mise en évidence de la voix et du corps sonore ainsi que la respiration, la gestuelle, le silence et l’imaginaire… viennent s’intercaler aux moments d’écoutes des interventions ou encore aux échanges de nos propres réflexions.
Beaucoup de pratique, de mises en situation avec des échanges toujours constructifs. Si le coté théorique est un peu insuffisant à mon sens, il peut se combler par le nombre de lectures conseillées et par les recherches personnelles.

1ère semaine de formation
Plusieurs personnes sont assises dans la salle de détente. Certains se déplacent dans les locaux, d’autres attendent pour voir Sylvie. Personne ne se connait et ça se sent. Il est temps que la formation commence. Quelques sourires s’échangent, quelques paroles…
Nous entrons dans la salle de cours et découvrons une configuration de lieu de cours peu habituelle.
Sylvie Braun sera notre première intervenante. Pendant cette journée, nous allons faire connaissance les uns les autres mais également faire nos premières « gammes » d’apprentissage avec la musicothérapie. Sylvie, après nous avoir donné un historique de la musicothérapie en remontant jusqu’au Vème siècle avant JC, va nous expliquer les 2 procédés existants en musicothérapie; la musicothérapie active et la musicothérapie réceptive. Sylvie marque l’importance de « différencier ce que je transmets et comment je le transmets ». Au cours de ces explications, nous aborderons la méthode de Jacques Jost en musicothérapie réceptive ainsi que la différence entre la musicothérapie et les techniques psychomusicales.
Afin de mieux nous faire sentir les bienfaits de la musicothérapie, nous regardons deux documentaires. L’un sur les bébés et l’autre sur les autistes. Ces deux reportages sont très émouvants. Nous échangeons entre nous nos ressentis en élèves bien sages de « premier jour de classe ». C’est alors que je ressens que nous sommes tous là dans un intérêt commun et plus nous serons dans l’échange, plus notre formation sera enrichissante.
Suite à cela, nous commençons l’écoute d’une bande sonore composées de 12 extraits musicaux suivis d’un partage d’impressions. Pour le moment, tout cela n’a pas grand sens mais je mesure la complexité qui m’attendait.
A la fin de la journée, Sylvie nous donne un travail maison qui consiste à faire un montage sonore nous représentant. En fin de journée, nous sommes déjà plus à l’aise les uns avec les autres.

Les deux prochains jours seront animés par Dominique Bertrand, pilier de notre dynamique de groupe. Et là, je dois dire « bravo Dominique ! » Voilà trois jours que le groupe 70 s’est constitué et nous avons l’impression de déjà bien nous connaitre. Au programme, concept et fondement de la psychanalyse, qu’est ce qu’un thérapeute, l’importance du cadre, explication des hémisphères cérébraux, que représente « aider quelqu’un », notions de transfert et contre-transferts. Au milieu de toutes ces nouvelles connaissances, Dominique nous fait faire des petits ateliers pour mieux faire connaissance.
Mercredi soir, le ton est vraiment donné. La formation semble bien répondre à mes attentes. La fin de la semaine va très vite arriver et j’ai hâte d’être le mois prochain pour continuer.

Dynamique de groupe
Dominique Bertrand nous a entrainés à avoir un comportement actif au travers de nos communications verbales et non-verbales.
L’union de ce groupe tient un rôle prédominant. En effet la réserve de chacun est alors moindre et la parole se libère plus facilement. Ainsi par le plaisir d’être ensemble, nous avons pu accéder à un travail en profondeur. Cette union était sécurisante et très encourageante. Très vite, nous avons appris à nous connaitre, nous apprécier. Nous avions tous un dénominateur commun qui était l’intérêt que nous portions à la musicothérapie. Mais nous n’avions pas forcément un but commun. Certains souhaitaient et ressentaient le besoin d’être là mais sans savoir pour autant ce qu’ils feront de cette formation. Pour d’autres, c’était bien plus clair.
La progression du groupe 70 a été à mon sens bien activée par notre motivation et le dynamisme qui nous liaient. Chacun y a trouvé sa place sans jugement, sans compétition avec au contraire beaucoup d’échanges même hors formation.
Ainsi, par la différence de chacun, nous avons atteint une grande complémentarité à travers des valeurs, tels le respect, l’écoute, l’empathie…
Le groupe amène, alors que chacun est unique, à mieux se comprendre. La projection du futur se mettait en place progressivement. Les projets de chacun se sont dessinés parfois avec des doutes, parfois de façons très claires et objectives.
C’est en raison du savoir-être de chacun que nous sommes entrés dans un savoir-faire. Beaucoup d’émotions ont surgi lors des ateliers en sous-groupe. Les paroles, la façon d’être, la réaction des autres contribuent au partage des émotions. Par l’écoute et les échanges, nous avons tous grandi au travers des remises en question engendrées.

1er intervalle de formation
Beaucoup de choses se bousculent dans ma tête. Il me semble important de remettre à plat tout ce que j’ai reçu et d’entamer des lectures pour approfondir toutes ces nouvelles connaissances. Par ailleurs, je recontacte le musicothérapeute rencontré lors de mon bilan de compétence, qui m’avait proposé de faire mon stage sur son lieu de travail. Les choses se mettent vite en place et tout démarre tel un apprentissage en alternance. L’immersion se fera de façon très constructive et par étapes. Mon stage commencera début avril 2012 et se terminera mi-décembre 2012.

Travail personnel en psychothérapie
Bien des intervenants nous encouragent dans cette démarche et ce, dès le 1er jour de la formation. En effet, compte tenu de toutes les choses qui remontent à la surface, nous ne sommes pas forcément préparés à recevoir tout cela. De plus, pour être thérapeute, je pense qu’il vaut mieux bien se connaitre soi-même avant d’essayer de connaître les autres et cela est bien plus facile à faire lorsque l’on est accompagné.
Christine Mulard a bien insisté sur l’importance du travail sur soi et sur le fait d’entrer dans une dynamique, dans LA dynamique de la vie nécessaire pour aider les autres et surtout recevoir.
Vincent Bodu nous a également conseillé de faire ce travail en sachant se remettre en question.
Dominique Bertrand, Sylvie Braun et d’autres ont également eu un discours dans ce sens en proposant cela comme un conseil et non une obligation.

Les intervenants spécialistes de leurs disciplines thérapeutiques
Chaque intervenant est venu témoigner de sa propre expérience. Les domaines d’intervention étaient très variés. Chacun faisait en sorte de nous apporter l’essentiel pour mieux nous préparer à notre futur métier. Toujours disponibles pour répondre à nos questions, ils ont tous pris le temps nécessaire dans l’argumentation. Chaque soir, nous partions enrichis de l’expérience de chacun.
Pour cette synthèse, je ferai une petite sélection des intervenants qui m’ont vraiment le plus marqués.

Christine Mulard pour son don de captiver l’attention.
Christine nous a parlé principalement de trois sujets :
• le deuil et ses rituels avec les conséquences qu’il soit accompli ou non. Un sujet très intéressant pouvant expliquer bien des situations personnelles.
• l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
• le « refus », bien fréquent chez les personnes âgées. Il est nécessaire d’y être sensibilisé car cela peut les entraîner dans un déséquilibre pouvant aller jusqu’à la dépression.
Alors si vieillir est un processus naturel, nous sommes là en tant que thérapeute pour accompagner en apportant douceur et réassurance.
Puis Christine n’a pas manqué de porter notre attention sur l’importance des points suivants :
• le lâcher-prise qui en soi est une clef de la remise en mouvement.
• le respect de soi pour ensuite être respecter par autrui en commençant par sa propre famille.
• la congruence lorsque l’on est thérapeute. Etre ce que l’on est vraiment, sans masque et en toute sincérité. L’authenticité est importante dans l’accompagnement d’autrui. Il faut bien avoir à l’esprit que nous sommes notre premier outil de travail.
+ Des trésors de petits conseils pour être bien dans son corps et bien dans sa tête.

Vincent Bodu pour son sens profond de la transmission.
Vincent nous a parlé principalement de trois sujets :
• la relation d’aide.
• son travail qu’il effectue sur la personnalité musicale des individus afin de les faire verbaliser sur une ou plusieurs émotion(s).
• l’oreille du musicothérapeute
Vincent nous a expliqué qu’il aimait travailler en se servant de l’humour. J’ai toujours entendu parler des vertus de l’humour pour révéler, apaiser ou même guérir des tensions psychologiques. C’est un outil que j’aime utiliser en tant que professeur de piano et dans la vie en général. Cela fait partie de ma personnalité alors c’est avec bonheur que je l’utilise pendant mon stage. Quel plaisir de voir ce que cela apporte, c’est libérateur et épanouissant.
De plus, il nous a mis en garde face aux frontières qu’il y avait entre les différents corps de métier dans le médical, paramédical et le social. Bien qu’à mon sens, il soit indispensable de travailler dans la pluridisciplinarité pour avancer objectivement et sérieusement, il est important de savoir qu’il ne faut en rien heurter certaines sensibilités.

Emmanuelle Parrenin pour son incroyable parcours de vie.
C’est avec beaucoup d’humilité qu’Emmanuelle nous a parlé de ce qui lui est arrivé il y a plus de 20 ans ; cet accident qui l’a rendue sourde et comment elle a retrouvé l’ouïe au bout d’un an en jouant de la harpe, en chantant et en utilisant ses instruments. Ainsi naitra sa technique appelée la maïeuphonie (soin par le son), dont elle nous fera partager l’expérimentation lors du deuxième jour passé ensemble.
Emmanuelle nous a fait travailler différents exercices sur la respiration, le souffle, et les effets vibratoires. Des sensations nouvelles qui vont aiguiser ma curiosité sur les pratiques tels le Do In (caractérisé par l’automassage de certains organes) ou encore le Kototama (sons purs qui transmettent l’essence de l’énergie). Ces pratiques permettent de travailler en profondeur sur son corps et ensuite ressentir les bienfaits de ses libérations.

Dominique Laudet pour son calme et ses compétences pédagogiques.
L’enfance et la maltraitance, un sujet difficile abordé par Dominique à travers le test de réceptivité nécessaire lors des bilans psychomusicaux. Nous avons travaillé autour de différentes études de cas issues d’histoires vraies. Cela donnait beaucoup de contenance et d’émotions lorsque nous partagions nos montages réalisés. Fort d’une oreille attentive et critique, Dominique nous a fait part de ses impressions. Petit à petit, nous avons compris comment travailler à partir de ces tests.
Malgré tout le bien que je peux penser des interventions de Dominique, je pense qu’il manque tout de même une bonne journée. En effet, pendant mon stage, j’ai été amené à faire passer de nombreux tests et je me suis sentie un peu perdue quant à l’interprétation à faire de toutes ces informations (3 bandes sonores de 12 extraits multipliés par le nombre d’écoutes).

Engénia Duta pour sa vivacité, pour le plaisir qu’elle partage par sa présence
Quel bonheur ce petit bout de femme, quelle énergie, quelle gentillesse !
La communication non verbale, quel sujet !
De la mise en pratique, des échanges, beaucoup d’échanges sur les interprétations de la communication non verbale selon les cultures. Si je devais résumer le sujet, je dirais qu’il existe de l’ambigüité dans la communication non verbale mais qu’une personne s’exprime par là avec beaucoup de sincérité alors que qu’avec le verbal, ça peut être tout le contraire et aller jusqu’au mensonge.

Claire Malama et Jacqueline Léon pour leur binôme et leur complémentarité liée à une belle amitié.
Chacune d’entre elle a su nous faire partager deux sujets très différents ; la douleur et l’accompagnement des patients à travers la relaxation en phase palliative pour Claire et le polyhandicap pour Jacqueline.
Claire a un sens très pédagogique. Ses cours sont construits et très bien préparés. C’est agréable. Nous avons eu le plaisir de faire un montage de relaxation en groupe en prenant ce qui avait été fait de façon individuelle. Un beau montage et un beau souvenir de travail commun dont nous avons la trace sur un CD.
Jacqueline, quant à elle, nous a fait découvrir le monde du polyhandicap et son travail qu’elle exerce en Suisse à travers un reportage très intéressant. La salle dédiée à la musicothérapie est extrêmement équipée, ce qui m’a interpellée quand on compare avec les espaces de musicothérapie en France. Quel plaisir ce doit être de travailler dans une telle infrastructure. Les moyens sont mis pour le mieux-être des malades.
Par ailleurs, Jacqueline nous a fait découvrir le massage sonore. Une expérience assez exceptionnelle au niveau des effets vibratoires. Très intéressant de découvrir cela les yeux fermés. Ainsi le mental est lâché et il est alors plus facile d’entrer dans cet espace sonore qui est très sécurisant.

Anaïs de Tinguy Simon pour son extravagance et sa gentillesse.
Je garderai un souvenir incroyable de cette journée qui était la première de notre dernière semaine. Forcément un petit goût amer flottait. Ce n’était pas comme d’habitude. Mais très rapidement, le rire a pris le dessus et cela nous a fait à tous le plus grand bien. Quel personnage pas ordinaire mais passionnante et passionnée dans tout ce qu’elle nous a raconté. J’ai hâte de la retrouver en spécialisation « sophrologie ».

Dominique Bertrand pour ses connaissances psychologiques et philosophiques.
Dominique nous a amené à nous questionner sur grands nombre de sujets tels le mythe de narcisse, la sexualité, le symptôme de la répétition, la mort…
A coté de cela, Dominique nous a beaucoup témoigné sur la fonction de thérapeute en nous parlant du cadre, du transfert et du contre-transfert, sur ce qu’est aider les autres et bien d’autres sujets encore comme les fonctions du cerveau, le plus mystérieux de nos organes ou même le langage digital et le langage analogique.
Des éléments très complexes à comprendre et beaucoup de pistes de réflexions pour la suite apportés par Dominique. Un véritable orateur qui a également un sens de l’écoute et qui pousse chacun de nous à mieux comprendre la raison pour laquelle on exprime telle ou telle chose. Il nous pousse dans notre propre analyse de réflexion. Sa culture musicale, philosophique ou tout simplement générale font de ses interventions des moments d’écoutes vraiment intéressantes.
De plus, je ne compte pas tous les ateliers que nous avons fait en sous-groupe, puis analysé ensuite avec le groupe entier. Ces ateliers qu’ils soient musicaux ou « de réflexion » nous ont fait extérioriser bien des choses. Nous sommes allés creuser au fond de nous pour mieux nous connaitre, ce qui est vraiment nécessaire pour appréhender les patients. Et rappelons nous, rien est acquis.
Impressionnant tout ce que j’ai pu apprendre et lire suite à ses interventions. Merci.
Parallèlement à tout cela, Dominique excelle dans son rôle de responsable de la dynamique du groupe et là, je vous invite à reprendre la lecture un peu plus haut. Des grands moments de partage au sein du groupe et avec lui.

Sylvie Braun pour sa sensibilité, sa gentillesse et sa perspicacité.
Sylvie est la première personne à qui j’ai parlé au CIM lors de l’inscription. J’avais remarqué son écoute et sa bienveillance.
Dès la première semaine, Sylvie nous a donné un travail à faire à la maison. Il s’agissait d’un montage sonore censé nous représenter. Très rapidement la composition du montage m’est venue à l’esprit, un déroulement chronologique de ma vie démarre associant à chaque étape des musiques bien spécifiques. Ensuite il s’agissait de prendre les bons passages, de bien le structurer et de faire le montage sur un logiciel spécifique. Le hic portait pour moi sur l’élaboration technique du montage. Heureusement, mon fils est venu m’expliquer comment il fallait faire. Merci à lui car je ne suis pas bien douée.
C’est avec beaucoup de sérieux que j’ai fait ce travail. Je le souhaitais vraiment à mon image. Lors de l’écoute en groupe, je n’ai pu (ni chercher à) contenir mon émotion. Sylvie a noté les mots qui lui venait pendant l’écoute et nous les a offert ensuite. C’était une première mise en lumière de notre personnalité sous l’effet de la musique. C’est avec beaucoup de respect et une ultime douceur que ces mots ont été lus. Ils étaient le reflet du ressenti de Sylvie et si vrais. Un très beau moment.

Tous les intervenants m’ont vraiment touché par leur bienveillance, qualité commune à chacun.
Après chacun a son expérience, sa façon d’intervenir et sa volonté de transmettre.

Mes découvertes
En dehors de tout ce que j’ai appris au cours de ces 7 semaines concernant la musicothérapie, j’ai découvert un univers musical bien plus large que celui auquel je me cantonais auparavant. Mes oreilles se sont ouvertes à une curiosité sans limite. Et curieusement, moi qui vivais toujours avec la musique, je sais aussi apprécier le silence à présent.

La formation de base
Quelle formation ! Quelle motivation et quel dynamisme insufflés ! Quelle évolution pour nous tous !
L’implication des stagiaires est tout aussi importante que celle des intervenants pour que la formation prenne tout son sens.
Une bonne préparation à la pratique de la musicothérapie même si je pense que l’on construit et enrichi son expérience tout au long de son parcours professionnel.

Rires, réflexions, respect, curiosité, larmes, partages, écoutes, expériences, émotions, échanges, authenticité, réflexions, liberté, légèreté, bienveillance, remise en question, avenir…
tels sont les mots qui me viennent sur le moment (comme nous l’avons tant fait en formation) et que je voulais partager.

Fin de la formation de base
Vendredi 21 décembre 2012… certains vous diront qu’une fin du monde était prévue ce jour là, d’autres que cette date correspond à la fin du groupe 70.

Maintenant il reste le cycle psy et la spécialisation qui pour ma part sera la relaxation et la sophrologie.

Question
Quand aborderons-nous le test actif psychomusical ?

Conclusion
Selon Carl Rogers, psychologue humaniste américain, la relation d’aide serait favorisée par 4 qualités :
• l’empathie
• l’écoute active
• la congruence
• le non-jugement

Et bien, c’est sur cela que je terminerai car cela a beaucoup de sens pour moi également.

Merci !

  
 
     
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